Les Égoèmes

Les Egoèmes #9 – Poing du jour

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Les Egoèmes, c’est un concours de poésie que j’organise chaque début de mois sur Instagram.

Pour cette neuvième édition, je propose aux participant·es d’écrire sur le thème « Poing du jour ». En ce début d’année, j’ai envie de les inciter à l’efficacité, à se mettre à la recherche de la formule incisive et ancrée dans le présent… Mais libre à chacun·e d’interpréter le thème comme bon lui semble !

Pour cette édition, les participant·es ont une semaine pour participer, en envoyant leur participation à concours @ la rathure . fr avant le mercredi 11 janvier 2023

Petite nouveauté pour cette édition, je proposerai un texte de calibrage pour aider les jurys dans leur travail de notation.

Pour vous tenir au courant des actualités du concours, ça se passe sur Instagram : @larathure

Les jurys de cette édition sont des participant·es de l’édition précédente :

Plantaeyoga (Instagram) (1er prix)

B. Holder Sandrine (@Instagram) (2ème prix)

Alvie Mouzita (@Instagram) (3ème prix)

Bonne lecture !

Texte numéro 1 – ZONE D’OMBRE S’INVITANT SUR LA TOILE – Olivia Sitlub

Orée aurorale empreinte de quiétude,
Prémices matinales dénuées d’inquiétude
annonçant l’image d’une journée riche en plénitude
avant que ne surgisse l’ombre créant l’incomplétude.

O pluie torrentielle s’échappant du firmament,
Tu secoues moult passants et habitants
par la rudesse de ton degré fulgurant,
Réduisant paix et bonheur à néant !

Orage impétueux muni d’intensité,
Te voila devenu le poing d’une liesse partagée,
Sévissant en plein cœur d’une paisibilité
installée depuis la face de l’aube révélée !

Poing du jour dans l’antre de nos pensées,
Poing du jour dans notre sentiment de sécurité,
Poing du jour dans nos maisons et rues inondées,
Poing du jour d’une journée pourvue de bonté !

https://www.instagram.com/lo.ly8867/

Texte numéro 2 – Amnésie d’abat-jour – L’alchimiste

Levé!
D’exhaustives sensations
Comme l’érection d’un souvenir
Palpables émotions
Le goût reste une saveur d’avenir 

Désarmé à la main
L’aube de l’abandon d’un songe
Heurté contre le bastingage
D’une lumière naissante

Dressé
À même l’asymptote des sens
En éveil depuis cette destination
Sans queue ni tête
Sans horizon pour poser son regard

Oubliée
La trajectoire de cette lune
Cyclope de nos insomnies
Reflet trompeur de nos vies
Chaque matin, elle échoue
Aux portes de ses rêves

Alors, en quête de perspective
Depuis cette nuit sans destin
La vigie s’invente des alternatives
Au Raz des instincts
Là où, chaque matin
S’ouvre le magasin des illusions 

https://www.instagram.com/lachimiste2.0/

Texte numéro 3 – Poing du jour – Julipott-W

Hier, j’ai essayé,
Mais je ne parvenais pas à décolérer.
Mâchoires serrées,visage crispé, cœur lourd,
Poing du jour,
Fermé, survolté.
Le bras reste en bas collé contre moi…
Poing du jour,
Niché au creux de mes cinq doigts
Qui ne recherchent que le fracas.
Un mot…encore un pas
Et tout pourrait voler en éclats.

Aujourd’hui, j’ai réussi.
Je le sens, la colère s’est assoupie.
Traits reposés, plus apaisée,
Cœur léger, enrobé d’amour
Poing du jour,
Tu te desserres
Tu m’appelles à oublier ma colère.
Poing du jour,
Les doigts sont enroulés,
Cachés pour se protéger
Mais souples, et prêts
À entrelacer ceux d’à côté.

Quelle énergie, quel sentiment
Quelle folie, quel apaisement
Habiteront mon corps demain?
Qui peut savoir comment sera mon poing ?
Qui de ses deux mains calmera mes demains ?
Qui peut savoir à quel point j’ai peur de mon poing?

Je te le crie,
Je t’en supplie
Poing du jour : n’écoute que l’Amour.

https://www.instagram.com/julie.pott_w/

Texte numéro 4 – le poing du jour – Clara

Le poing du jour fait mal
Mal envieux des autres jours
Jour de gloire pour tes mains sales
Sale amertume sur mon visage court
Cour mon amour, cour vite
Vite a ceux du palier voisin
Voisin avec vos vies réduites
Réduites a écouter et baiser les poings
Le Poing du jour fait mal tout aussi que celui de demain 

https://www.instagram.com/claarjy/

Texte numéro 5 – Le poing du déserteur – Myriam Henry

Je lève mon poing
comme je lèverais mon verre,
devant les foules
qui défilent devant moi.
Moi je suis un pantin,
moi je bois de la bière,
je mange des huîtres,
des tartines de foie gras.

Moi je lève mon poing,
est-ce déjà agir?
Dans l’union d’une cause
que je ne connais pas.
Je lève mon poing
ça rend mon allure fière
et puis je trinque au vin
et reprends de la bière.

Moi je ne m’inquiète de rien,
sauf de mon propre avenir
donc je lève le point,
il exclame mon désir,
de garder mon festin.

Et puis lever le poing
c’est comme aller au front
dans des gants de velours,
tranché dans les faubourgs.

Je me resserre un verre,
je trinque à l’avenir
mais je lève le poing
et garde l’esprit serein.
Et si je le repose,
il devient une lutte,
faite par procuration.

Ce poing que j’ai posé,
ce point je l’ai transcrit,
pour qu’il ne se transforme,
à la tombée du jour,
en un signe final.

https://www.instagram.com/_la.golondrina/

Texte numéro 6 – Prison de soli(ci)tude – Flocon

Le mal-être m’agrippe et me tire dans l’oubli
Nouvelle année dans la tombe du silence
Faisant le mort pour qu’enfin s’offre l’intérêt émis
Pour que sorte de l’ombre les ténèbres d’une enfance

Malmené partout où je suis transporté contre mon gré
Au malin plaisir du vent, des gens et des cris passants
La douleur m’égare, ainsi se perd un cœur apeuré
Chaque jour une âme en moins, en peine les amants

D’un poing d’un jour que je lève dans la nuit solitaire
Mes pensées s’envolent vers une étoile qui pleure
Les autres crachent leur lumière sur une vie amère
Enveloppe de mes bras l’abandon qui m’écœure

A travers le monde s’étend son immense empire
S’enfoncent les pieux des cœurs fauchés trop tôt
Et se serre autour des âmes en peine un étau
Plus que fautes irréparables d’une situation qu’empire

Admire les grands, les puissants qui de haut regardent
Ne faisant rien tels des oiseaux pour taire la détresse
Tournent les rapaces, s’abattent un jour avec adresse
Que ceux qui tombent ne le soient que par mégarde

Tristesse inécoutée appuie sur les blessures
Souffrance continue, désavouée me torture
Ainsi sont les maux perçus de nos grands jours
Espérant que des cendres renaissent le calciné amour

https://www.instagram.com/flocon_de_solitude/

Texte numéro 7 – Le poète démodé – Seulement Samuel

Moi, le poète démodé
Celui des bars et des quartiers.
Moi qui levais toujours le poing,
Aujourd’hui je regarde de loin,
La poésie qui s’en va, 
Qui danse dans d’autres bras.
Où l’art des clameurs d’antan,
C’est perdu dans nos écrans.

Moi, le poète démodé,
Je remballe ma plume et mon encrier,
Il n’y a plus rien sur ma feuille,
Mes écrits sont en deuil,
Mes rages se sont tues
Puisque tout est perdu,
Je laisse tourner cette Terre,
L’observe dans mon rocking-chair.

Moi, le poète démodé
Qui n’a plus de guerre à mener,
Qui attend que le cycle s’achève
Et que vienne la relève
Des adolescents de 16 ans,
Qui penseront être mes remplaçants
Et ne croiront plus à ma poésie
Me traiteront de vieil aigri.

Moi, le poète démodé,
Je me saoule au passé,
A une époque sans la chape du Covid,
Où je n’avais pas encore de rides.
Loin des masques, près des compatriotes,
On descendait les rues dans nos bottes
Et criaient nos poèmes enflammés
Dans les foules survoltées.

Moi, le poète démodé.
Au vieux carnet, aux mots désuets
Aujourd’hui, je n’ai plus la flamme au cœur,
A voir ces pseudos sur mon ordinateur.
Je regarde une dernière fois le ciel,
Il n’y a plus que lui qui m’émerveille
Mes pensées s’envolent dans les airs,
Et je m’endors dans mon rocking-chair.

https://www.instagram.com/seulemementsamuel/

Texte numéro 8 – Le divan – Patrick Aubert

Sur le divan le chat ronronne
Et dans le vent le gueux frissonne,
Au doigt du roi brille un diamant
Et dans le froid erre un mendiant,
Les bougainvilliers sont en fleurs,
Les femmes violées sont en pleurs,
Les pauvres fouillent les poubelles,
Les autres mangent de plus belle,
Dans les cocktails on fait bombance,
Au Sahel on meurt en silence,
Les courtisans portent vison,
Les opposants vont en prison,
On applaudit le président,
Les sans-abri claquent des dents,
La mère endort son nourrisson,
La guerre éclate à l’horizon,
Les do ré mi fa des berceuses
N’endorment pas les mitrailleuses,
Indécente est cette hérésie,
Impuissante est ma poésie !

https://www.instagram.com/patito75009/

Texte numéro 9 – Aujourd’hui – Adrien Braganti

Aujourd’hui, je trouverai les mots justes
Pour décrire la saleté, l’entassement, tout ce qui grouille.
Je provoquerai la nausée dans les salons de la bien-pensance.
Et ferai tourner la tête des zombies le long des trottoirs
Avec les insultes que j’aurai mâchées pendant des jours
Comme un disque rayé, comme une peinture obsédante.

Aujourd’hui, je roulerai vers un bout de mer
Avec la dévotion d’une femme pour l’élu de son cœur
Et tout le monde saura d’où je viens
Car j’ai goûté au poing en pleine tête,
Au coup fatal, celui dont la douleur persiste.
Celui qui défigure et vous change à jamais.

https://www.instagram.com/bragantiadrien/

Texte numéro 10 –  Lion de nuit – Jessica Apirene

Coup de destin dans un vide existentiel…
Je parviens doucement à réveiller le lion,
Brutalement endormi, dieu qui m’émerveille !
De sa force ensevelie, je lui fais front !

Un soleil qui perce mes yeux, devient essentiel…
Je parviens affectueusement à éviter ses bonds,
Sauvagement blottis, jour qui coupe le ciel…
Agréable coup de poing qui brise mes sensations !

Tu deviens une lune, un astre éclatant…
Puis tu redeviens le diable mais bien à ta façon…
Tu restes mon jour à moi, même s’il fait nuit,
Tes baffes et tes poings, s’enlisent et scellent ma vie…

Adieu à ce soleil, cette lune et ce lion,
Le mal profondément, fond sur mon corps…
Poing bleu et noir, rougie ou meurtrie, je confonds,
Le bleu du ciel, la pluie et les poings qui pleuvent encore…

https://www.instagram.com/jessica.apirene.auteure/

Texte numéro 11 – Ma collègue Suzanne – Marcel Duchamp

Les filles ne sont pas faites pour la boxe.
Un cliché qui me fait sourire
Fake news, intox.
J’sais mêm’ – pas c’qui est le pire !
J’sais pas si vous vous croyez ça
Mais faut qu’je vous présente – Suzanne.
Collègue géniale, sacrée nana
Véritable Wonder woman !
Double ou triple championne de France
Je crois que c’est, je crois que c’est, je crois que c’est
De boxe, boxe, boxe, boxe anglaise
Ambiance : Marseillaise.
Les filles, la boxe, info, intox !
On n’ose même plus – les blagues salaces
Trop peur de finir avec des bosses !
On n’lui fait pas la moindre crasse
Pas trop envie qu’elle nous cabosse !
Pourtant elle est pas épaisse,
Elle est gentille, voireeee effacée
Pas b’soin d’en faire des caisses
Elle laisse juste son talent parler.
On dit souvent qu’les grands champions
N’ont pas besoin d’en rajouter
C’est plutôt les p’tits couillons
Qui s’rassurent à trop brailler.
On n’a jamais osé lui demander
Quand elle avait des compéts
On respecte ses secrets
Elle est tellement discrète.
J’ai d’jà cherché sur les réseaux
J’avoue j’ai arpenté le net
Elle doit boxer sous un pseudo
Pour éviter strass et paillettes.
De toutes façons on se doute bien…
Les week-ends où elle combat…
Le lundi matin… Amochée de haut en bas…
On est sûr qu’elle a gagné par KO !
Les filles, la boxe, info, intox !
On la voit soulever le trophée
A la force de ses poings.
On raconte plein d’histoires
On célèbre la gloire
A la machine à cafés
De notre collègue adorée !
Elle le mérite, elle le mérite…
Elle s’entraine dur, elle s’entraine dur…
Je me souviens du mois dernier
Quand elle rasait les murs
Pour cacher son arcade défoncée.
Elle est trop modeste la petite
Elle ne se met jamais en avant
Les filles comme ça, souvent pudiques.
Pas comme nous qui brassons du vent.
Elle parle rarement de son mari
Pas d’photo d’lui sur son bureau
Elle a sûrement une belle famille
Mais ne se confie pas à son boulot.
Faut la comprendre elle est sensible
J’aimerais bien vous la présenter
Mais pour l’instant c’est impossible
La p’tite Suzanne est en arrêt !
Ca fait quinze jours qu’elle ne vient pas
On l’imagine en grande championne
D’une coupe du monde, d’un championnat
Suzanne déchire, Suzanne détonne.
Je n’ai pas b’soin d’vous dire la chute
J’pense que tout le monde l’a deviné
N’attendons pas les uppercuts
Pour arrêter de se cacher.

https://www.instagram.com/marcel_duchamp_lille/

Texte numéro 12 – Poing du jour – Cho7

Poing levé seul
Poing dans la gueule
Poing qui s’entête
Poing dans la tête
Poing dans le mur
Poing de suture
Poing qui s’emballe
Et poing final

https://www.instagram.com/cho7_3000/

Texte numéro 13 – P.H. – Dominique Theurz

Sucre tes aigreurs
Sans quoi
Tu ne manqueras pas
De te dissoudre.

https://www.instagram.com/dominiquetheurz/

Texte numéro 14 – Imagine – Grady Mugisho

S’il arrivait qu’un jour nous quittions notre vieux monde
Loin de nos chemins divers, de nos étrangetés
Vers un nouveau cité 
Avec ses soirs et ses matins confondus
Que deviendrions-nous dans ce vaste monde ?
Nous marcherions sans musique, sans élégance
Le soleil, bouleversé, s’en étonnerait
Dans nos voix il n’y aurait plus un fleuve
Aux douceurs Sans pareilles
Un ange jouerait une lyre sur un nuage
D’où suinterait une pluie blafarde
De l’environnement morose
Tinté de vide chaotique
De nos gestes pareilles à la ronde infinie
Des prisonniers 

Où on ne reconnaîtrait plus de merveilles
Chez un frère, chez une sœur
De par leurs façons de conjuguer le monde
De le mettre en couleurs 
Avec tous ses mystères
Nous garderions à jamais
Avec un goût de cendres, de saveur âpre en arrière
Dans notre immortelle mémoire
Les exploits de nos différences
Cadeaux offerts à l’humanité
Blessures réparatrices
Comme une chère histoire racontée au temps
A la poussière
Avec des visages identiques, comme des copies
Ne serions-nous pas l’étrange définition de nous-mêmes
Notre propre peur ?

https://www.instagram.com/gradydechristine/

Texte numéro 15 –  Résister – Carmy Basaki

Prisonnier des nuits incomplètes,
Encor je tire mon rideau
Après un énième sursaut.
À l’extérieur point la tempête.
Mon réveil, ce retour brutal
Des maux, du désespoir, du vide,
Mine à nouveau mon cœur livide.
Je me sens seul, je me sens mal.

C’est déjà le petit matin,
Les arbres dehors dodelinent
Pendant que le chagrin m’atteint
Mais je me lève et je m’obstine
Même si aujourd’hui sera
Aussi harassant que la veille.
Voler, voler, telle une abeille,
Peu importe où l’on ira.

Voilà ma mission pour ce jour,
Où je vis de toutes mes forces.
Les poids à porter sont très lourds,
Qu’importe, mes rêves s’amorcent.
Tout n’est pas rose et l’on s’y fait,
Le soleil promet de reluire
Après la pluie. Rêver l’air frais
Pourvu que mon corps ne chavire !

https://www.instagram.com/carmybasaki/

Texte numéro 16 – Poing du jour – Guillaume Ouvray

Poing du jour rougi par le soleil
Poing du jour se repose éphémère
Poing du jour n’est pas super héros
Poing du jour frappe la nuit à la porte
De son visage pourtant connu
Poing du jour double vie
Poing du jour incognito
Mais le crépuscule arrive
Et poing du jour n’a plus de repos
Quand les yeux sont fermés
Poing du jour noircis les paupières
Poing du jour exécute en silence
Poing du jour n’est pas super héros
Poing du jour caresse néanmoins son adversaire
Une fois battu
Poing du jour est bon joueur
Poing du jour est endurant
Il s’entraîne chaque soir
Il éteint peu à peu la lumière
De sa partenaire
Poing du jour frappe à l’encre
Comme machine à écrire
D’un poète noctambule
Mais poing du jour n’aime pas montrer
Ses oeuvres il préfère le mystère
Il renferme ses pages dans un tirroir à double tour
Entre quatre planche de bois et de peur
Son secret est bien gardé

https://www.instagram.com/guillaume_ouvray/


La Rathure – Le Grand Soir

Promesse de faire dans l’élégance de voeux lourds,
Dont ils pavent l’enfer, l’éloquence des discours,
Baratin d’un paradis à portée de main,
Un matin, un père a dit, à côté de moi :
Que les lignes d’horizon dessinent les lendemains,
Quand l’indigne raison dessine les fins de mois.

Toute mon éducation fut prise de court,
Ô, puisse-t-elle m’y voir du haut sa tour,
Celui qui espère que les triches cessent,
Quand le taudis d’un édito prédit l’indicible :
Le précaire est l’équilibre des richesses
De ceux qui lisent entre les lignes de l’Invisible.

Pourtant, j’ai chaussé l’espoir d’un nouveau chemin,
Autre temps qui mènera au nouveau chez moi,
Où l’équité deviendra plus qu’un jeu d’adresse,
L’égalité, apostrophe d’un coeur de cible,
Cette rengaine s’immisce à pas de velours,
Le Grand Soir ne s’éveillera qu’au poing du jour.


Soutenez les Égoèmes sur TIPEEE grâce au don mensuel pour permettre de développer cette rencontre poétique : mise en place d’un prix des tipeurs, d’un prix du public et de bien d’autres choses…

Merci à Alep, D., Idéesdodues, Mathilde, Nicole, Roselivres, Thomas et un anonyme de m’y soutenir !


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